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Ni d'Eve, ni d'Adam, d'Amélie Nothomb
Ni d'Eve, ni d'Adam, d'Amélie Nothomb
par Sarah Gandillot,Chaque année, Amélie Nothomb nous livre l'une de ses nombreuses compositions. Cette fois-ci il s'agit de "Ni d'Eve, ni d'Adam" ou le voyage initiatique d'Amélie en terre nippone. De l'humour, de l'aventure, des rencontres. Pas le temps de s'ennuyer. Les lectrices de notre club ne s'y sont pas trompées.
Bernadette Person, retraitée, 60 ans, Bar le Duc (Meuse)
A travers des portraits de différents personnages, nous partageons la vie de deux êtres qui essaient de se connaître. Elle, professeur de Français, lui, étudiant japonais qui veut apprendre notre langue. Une histoire qui pourrait être toute simple prend, par moments, des proportions pittoresques. D’un côté un être calme, de l’autre une fille frustrée de peu de conversation, qui ne tient pas en place. Deux personnages qui évoluent au milieu de copains, de parents, nous tiennent en haleine tout au long de ce roman. Regard souriant. Voyage plein de souffle au cœur du Japon que j’ai apprécié. Bien écrit. Bon roman.
Maryvonne Delehaye, 61 ans, institutrice honoraire, Bagnizeau (Charente-Maritimes)
Amélie Nothomb nous emmène à nouveau au Japon pour découvrir cette fois la jeunesse estudiantine nipponne. Ce roman se lit vite et bien, les phrases sont courtes avec un mélange de vocabulaire soutenu et de vocabulaire courant, voire familier, et nombre de références littéraires. Sans oublier l'humour propre à Amélie Nothomb. Un regret pourtant : l'absence d'un glossaire pour les termes empruntés au vocabulaire japonais. L'histoire d'amour avec ce Tokyoïte n'est qu'un prétexte. Amélie veut nous faire partager son amour de la culture et des paysages japonais, et ça marche! L'intrigue, la force de caractère des personnages, la description des sentiments tout est présent pour une lecture captivante. En un mot Amélie Nothomb reste fidèle à elle-même. La fin du livre est particulièrement réussie.
Evelyne Candy d’Auvergne, 57 ans, pré-retraitée, Saint-Marcel-d'Ardèche (Ardèche)
Amélie retourne au Japon où elle a été élevée et vit une liaison poétique avec un jeune Japonnais et une histoire d'amour avec son Pays. C'est une histoire tendre, poétique et fort drôle où l'on est confrontées avec humour au décalage entre les sentiments d'Amélie et ceux de Rinri, mais également entre leurs coutumes. Amélie y est drôle et attachante dans sa façon d'aimer à l'extrême
ce pays et dans son incapacité à s'engager dans une vraie relation et surtout à dire non. Ce livre nous décrit avec passion un pays superbe avec des paysages magiques, une vie très différente mais très attirante. C'est plus une histoire d'amour pour un pays que pour un homme. Rinri fait office de guide spirituel dans ses retrouvailles avec le Japon. Le style est vif , simple, plein d'humour comme un histoire que l'on raconte de retour de voyage. Bourré d'auto-dérision et de tendresse. On y retrouve le trait piquant des autres romans d'Amélie Nothomb mais en plus léger, plus rose ! J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré d'une traite et que maintenant je relis afin d'en savourer chaque détail.
Virginie Gauchet, 29 ans, Juriste, Le Havre (Haute-Normandie)
Dans ce roman, Amélie Nothomb nous replonge pour notre plus grand bonheur dans l’univers nippon de « Stupeurs et Tremblements ».
Dans ce nouvel opus, Amélie nous conte ses mésaventures sentimentales au Japon. Cette liaison arrive par hasard mais elle s’en accommode, toujours aussi surprise du comportement des Japonais.
Amélie Nothomb, avec son style toujours aussi épuré et imagé, nous fait partager son envie presque maladive de faire corps avec ce pays qu’elle aime profondément.
Le passage où l’héroïne est perdue dans la montagne est celui qui m’a le plus touchée. Je sentais son désespoir et sa peur.
J’ai également trouvé que l’humour était très présent dans ce roman ; certains passages m’ont fait éclater de rire.
Une fois le roman refermé, je me suis dit que la relation entre l’héroïne et le Japon n’est jamais aussi bonne que lorqu’elle est vécue à distance. Lorsqu’ils sont réunis, ils se font du mal. C’est peut être ça, le grand Amour.
Aïda Valceanu-Moreau, 31 ans, femme au foyer, Olonne-sur-Mer (Vendée)
Le jour où j’ai rencontré Amélie Nothomb :
Je n’ai lu aucun de ses 15 romans avant "Ni d’Eve ni d’Adam". Trop de classiques à dévorer encore avant de m’aventurer sur les chemins d’un jeune auteur, aussi talentueux fut-il. Voici donc la chronique « vierge » d’une Roumaine au pays d’Amélie Nothomb.
Amélie a 21 ans. Jeune étudiante pédante au Pays du Soleil Levant. Rinri a 20 ans. Jeune Tokyoïte bizarre et délicat qui veut approfondir son français. En trois leçons, il tombe éperdument amoureux de sa professeur. Elle a du « goût « pour lui et joue avec lui un cache-cahe amoureux. Elle va jusqu’à accepter la demande en mariage de son « maigre » Japonais par « malentendu linguistique ». Avant de s’enfuir…
Le livre nous plonge dans un Japon des goûts : ses expériences culinaires nous mettent l’eau à la bouche. Entre égocentrisme et découvertes, et malgré quelques très belles descriptions (comme celle de la peur lors d’une aventure solitaire et dangereuse en montagne), le livre traîne un peu en longueur par endroits. Jusqu’aux derniers chapitres où il devient … passionnant ! Bon ou ennuyeux ce « Ni d’Eve ni d’Adam » ? Un livre bien écrit, quoiqu’il en soit. Les personnages de Nothomb ont de la chair, le jeune Riri, si détaché de la réalité, est vraiment attachant. J’aime l’humour subtil de l’auteur, ses dialogues aussi très réussis. Mais le personnage d’Amélie m’agace. Et le livre ne me donne pas envie d’aller au Japon !


