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Albin Michel
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt
par Sarah Gandillot,"L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis", de Michèle Halberstadt, relate la rencontre amoureuse et sensorielle entre une jeune pianiste non-voyante et son médecin. Les lectrices de Femme actuelle ont été sensibles à ce roman court et délicat.
Blandine, 45 ans, secrétaire comptable, Alsace
C'est un livre qui se lit facilement mais que j'ai aimé "sans plus". En effet, il manque un peu d'action.
Après la lecture, je me rends compte que pour moi il ne s'agit pas vraiment d'un roman mais plutot d'un conte pour adulte, avec une morale !
Tant que Maria Thérésia est aveugle, elle vit dans un monde gentil... sans problème.
A partir du moment où elle voit, ce même monde se transforme, devient hypocrite, égoïste... et donc en lisant ces lignes et après avoir fini.... il suffit de fermer les yeux pour "voir" un monde meilleur ! Un rêve que chacun aimerait qu'il se réalise.
Je m'attendais à une fin plus réjouissante et c'est ce qui fait le "petit plus" de ce livre : il ne se termine pas forcément comme on le pensait ou comme on le souhaitait. Ni pour Maria Thérésia, ni pour le Dr. Messmer.
Et en parlant du Dr. Messmer et du magnétisme : je ne connais pas trop l'origine et les débuts du magnétisme pour savoir si on est proche ou pas de la réalité en tout cas... à cette époque, en lisant ces lignes, je n'aurais pas souhaité me faire soigner par le magnétisme.
Par contre, j'ai trouvé que la couverture du livre retrace bien l'histoire et son époque.
(Mozart, le piano, la société noble a qui la maladie ou le malheur n'arrive qu'aux autres...)
Marion, 23 ans, agent de voyage, Vaucluse
"Je n'aurais pas choisi de lire "L'incroyable histoire de Melle Paradis", car je ne suis pas très attirée par les histoires d'amour à l'eau de rose. Mais en réalité, c'est bien plus qu'une simple histoire d'amour. Ce roman est très agréable à lire, car l'histoire, bien que courte, est très riche.
On s'attache beacoup au personnage de Melle Paradis. En effet, la jeune Maria Teresia va évoluer tout au long de l'histoire grâce à la liaison qu'elle va avoir avec son médecin, Mesmer, ainsi qu'à sa guérison. C'est très intéressant de voir comment cette jeune fille innoncente, toute gentille et un peu naïve va devenir une jeune femme sûre d'elle et consciente du comportement des gens autour d'elle. Cela se fait pendant son séjour chez son médecin et amant.
Il y a aussi le fait que cette héroïne est aveugle depuis sa plus tendre enfance. Après de nombreuses tentatives de guérison, c'est la méthode de Mesmer qui réussira à lui rendre la vue. Le paradoxe est que retrouver la vue va en réalité la rendre plus malheureuse qu'elle n'était en étant aveugle. On assiste donc au choix de Maria Teresia de rester aveugle pour être au final plus heureuse dans sa vie grâce à son talent de pianiste. Finalement, le thème du handicap est aussi important que la relation d'amour entre Melle Paradis et Mesmer, ce qui fait l'interêt de l'histoire."
Marie Hélène, 32 ans, Historienne d’art, Sarcelles
Maria-Theresia von Paradis est l'enfant unique du conseiller de Marie-Thérèse d'Autriche. Atteinte dès son plus jeune âge de cécité, elle reçoit une importante rente de l'impératrice, émue pour sa précocité de virtuose du piano. Cet argent et l'admiration du public pour cette belle pianiste aveugle, assoient le statut social de son père. Instrument de sa vanité, il accepte que la jeune
femme le quitte temporairement, afin de suivre un énième traitement.
Les nombreux précédents, douloureux, l'ont fragilisée mais le magnétiseur Mesmer lui apprend à vivre pour elle-même : portée par leur amour mutuel, elle décide de voir, bien que ce soit au détriment de son jeu musical. Toutefois en ouvrant les yeux sur le monde réel, elle redécouvre les côtés obscures de l'âme humaine, telle que l'ambition. Désirant alors prendre sa vie en main, elle ne retourne pas dans le carcan familial et choisi de redevenir une remarquable pianiste : elle préfère de nouveau perdre la vue et réduire le monde à la nouvelle perception qu'elle veut en
avoir, ne communiquant que par sa musique.
Au-delà d'un hymne au pouvoir de l'amour, qui donne foi en l'avenir, quel que soit l'adversité, Michèle Halberstadt dépeint de manière émouvante la salutaire nécessité, lorsque l'on se retrouve face à soi-même, de fermer les yeux sur ce qui peut troubler la sérénité et accepter ainsi sa destinée.
Danielle, 64 ans, retraitée, Meuse
L’histoire de cette jeune fille relatée avec beaucoup de sensibilité une écriture toute en poésie, beaucoup de tendresse. On est en admiration devant cette Maria Theresia, qui malgré son handicap arrive à vivre à peu près normalement.
Mais on veut la guérir. Elle essaie. Elle découvre des sentiments qu’elle ne connaît pas. Un docteur magnétiseur est entré dans sa vie. Et en même temps l’amour. Mais elle ne peut plus jouer de piano elle a perdu son toucher en recouvrant un peu la vue. Elle veut croire à cette médecine parallèle mais malgré cela elle choisira de reprendre le chemin qui était tracé pour elle et la foi en sa musique qui l’aidera pour l’avenir. Une histoire romantique, pleine de sentiments, de force tout ce qui fait un bon roman et que j’ai aimé.


