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Deux doigts de mensonge, de Ruth Rendell
par Sarah Gandillot,Secrets de famille, convoitise, jalousie, ragots, trahisons, tout est réuni dans "Deux doigts de mensonge", de Ruth Rendell pour faire palpiter le cœur de nos lectrices... Un roman psychologique de haute voltige qui les toutes transportées... enfin, presque toutes. Lisez plutôt !
Christelle, 34 ans, consultante informatique Draveil (91)
Ruth Rendell réunit dans « Deux doigts de mensonge » tous les ingrédients d’un bon roman psychologique. Dès les premières lignes, le décor est planté, un drame aura lieu…
L’histoire se déroule dans le sud-est de l’Angleterre au sein d’une famille somme toute classique, du moins au début...
Par petites touches successives, comme un peintre, l’auteur nous dévoile les éléments qui constituent son œuvre. Dans une ambiance de plus en plus oppressante, la tension monte, les protagonistes s’affinent, s’affirment, le drame se profile sans toutefois devenir prévisible. Le suspense nous tient en haleine jusqu’au dénouement final.
Secrets de famille, convoitise, jalousie, ragots, trahisons, tout y est pour rendre cette intrigue digne des plus grands drames du siècle dernier.
Tout est bien qui finit bien ? Pas ici, pas cette fois… enfin, tout dépend de quel côté on se place !!
Laurence, 35 ans, assistante d'avocat, Val de Marne
Merci beaucoup à Femme Actuelle de m’avoir permis de découvrir ce fabuleux chef-d'oeuvre psychologique. Dès le début, j’ai été transportée par une atmosphère digne des livres des sœurs Brontë. Ruth Rendell maîtrise parfaitement le sujet de la folie et le dépeint avec justesse. Des thèmes récurrents dans les œuvres de Jane Austen, tels la vie sociale rurale, les rivalités, le pouvoir et les secrets, s’entremêlent également subtilement. La psychologie des personnages est approfondie et m’a amenée à éprouver de l’affection, de l’indifférence ou de la haine pour eux. L’intrigue est si bien ficelée que la fin est imprévisible. La description des coutumes typiquement anglaises vues par une étrangère est un pur délice.A yant moi-même vécu en Angleterre, je recommande tout particulièrement « Deux doigts de mensonge » aux amoureux de ce pays.
Nathalie, 36 ans, traductrice, Lyon
C'est dans une bien étrange et mystérieuse famille Anglaise des années 60 que Ruth Rendell nous entraîne.
Une espèce de gynécée, avec une mère autoritaire et acariâtre, ses 3 vieilles filles célibataires vivant toujours avec elle et une soeur plus jeune ne revenant qu'occasionnellement dans la maison familiale pour s'enfermer dans sa chambre.
Le père de famille est décédé et le seul élément masculin, John, le fils, est considéré comme fou et schizophrène. Il est tenu à l'écart, abruti de médicaments.
C'est dans ce contexte que la narratrice, une jeune infirmière Suédoise, est embauchée comme "garde malade" de John. Tout comme elle, nous faisons connaissance de cette famille qui semble dissimulerde nombreux secrets. Nous devinons dès le départ que cette maison regorge de secrets de famille et de non-dits et la narratrice nous indique dès le début du roman qu'il se passera de terribles évènements à la fin.
Se suivent alors plus de 400 pages de suspense. Nous essayons au fil des pages de deviner ce qui va se passer … sans succès. C'est d'ailleurs assez frustrant car nous ne connaîtrons jamais l'exacte vérité.
J'ai beaucoup aimé ce roman, son style simple et agréable, ses personnages divers et complexes et cette curiosité qui nous fait dévorer les pages sans arriver à reposer ce livre.
Celine, 38 ans, enseignante, Isère
Ce livre m’a ennuyé. Pendant tout le roman, l'auteur décrit une certaine société anglaise, une atmosphère particulière où tout est huilé et se répète chaque jour. Au fil des pages, on se demande quand le récit va réellement prendre son envol. De même, les dialogues sont insipides.
Nous observons cette famille, une mère, ses filles et son fils, malade et comprenons qu’il existe un lien lourd entre eux. C’est à la fin, que tout se révèle, que tout s’emboîte.
L’auteur décortique cette société, pénètre dans la psychologie de ses habitants, lentement, trop lentement à mon goût.


