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La Consolante, d'Anna Gavalda
par Sarah Gandillot,Les lectrices de notre club l'attendaient comme le messie. Cinq chanceuses ont pu lire, avant tout le monde, le nouveau roman d'Anna Gavalda, "La Consolante". Chacun de ses livres est un best seller. Celui-ci a-t-il convaincu nos lectrices ?
Nathalie, 36 ans, enseignante, Provin
Empreinte du succès de "Ensemble, c’est tout", j’ai commencé à lire "La Consolante" à la recherche du même état d’esprit, du même style, persuadée d’y trouver un calque du premier chef -d’œuvre. Les premières pages m’ont cependant déstabilisée : ce roman me faisait plutôt penser au célèbre "Rebecca" de Daphné du Maurier, autre ouvrage dont la trame entière tourne autour d’une héroïne absente car disparue. Et puis soudain, le phénomène Anna Gavalda est revenu et avec lui les thèmes si chers de l’amour, de l’union, du carpe diem.
"La Consolante" est un hymne à la vie destiné à tous ceux et celles qui ont compris que vivre, ça veut dire exister et faire siennes les valeurs essentielles de l’existence.
Ce roman est une pure merveille, un mélange d’amour et de poésie, un roman dont on sort grandi.
Caroline, 28 ans, Juriste, Reims
"La Consolante" relate le travail de deuil de Charles, qui, à l’aube de sa cinquantaine, voit s’effriter peu à peu la vie qu’il pensait avoir solidement construite ; en pleine tourmente conjugale, il apprend une nouvelle dévastatrice : le décès de la femme qui a marqué sa jeunesse et son adolescence.
Architecte de son état, il va alors s’employer à rebâtir sa vie en affrontant les fantômes de son passé mais c’est surtout la rencontre avec Kate, elle aussi confrontée à la perte d’un être cher, qui va lui redonner le goût de vivre et d’espérer de nouveau.
« Obsédé par la mort », il va devenir « stupéfait par la vie ». Une jolie trouvaille syntaxique, révélatrice de l’état d’esprit du héros, ponctue les étapes de ce renouveau intérieur, on passe en effet du « je » de narration au début du roman à la troisième personne du singulier puis on a un retour au « je » à la fin, prétexte à un dénouement final teinté d’espoir.
Avec son indéniable talent de conteuse et sa plume acérée, Anna Gavalda embarque le lecteur dans un roman bouleversant de sincérité où la prose se fait tour à tour sombre, légère, émouvante mais toujours d’une incroyable lucidité et d’un réalisme poignant.
Anna Gavalda n’enjolive pas la réalité et ne fait aucune concession à la cruauté du destin mais conclut néanmoins sur une note d’optimisme qui nous réchauffe les coeurs.
A lire absolument !!
Solenn, 32 ans, sans profession, Bretagne
J’attendais avec impatience ce nouveau roman d’Anna Gavalda, car j’avais particulièrement apprécié dans ses précédents livres son talent pour composer des personnages fragiles et à fleur de peau. De ce point de vue "La Consolante" a comblé mes attentes, c’est une explosion de sentiments où s’enchevêtrent subtilement amour et amitié, désirs et tendresse, ruptures et pardon. Au milieu de tout ça il y a Charles, qui après avoir appris le décès d’une femme qu’il a bien connu dans sa jeunesse, entame un long travail de deuil qui lui permettra de se réconcilier avec lui-même. Si ce personnage complexe et attachant est à la hauteur de ce que peuvent attendre les fans d’Anna Gavalda, l’univers dans lequel il évolue est assez décevant. Le roman peine d’abord à démarrer, trop de non-dits et de fantômes entourent le personnage. Puis quand Charles se décide à retourner sur les traces de son passé, il emprunte trop de chemins de traverse, s'écarte de son objectif, divague, et la route m’a parue un peu longue jusqu’au dénouement… Le récit manque de densité et de rythme, on tourne en rond, on s’ennuie, on s’impatiente. Malgré l’attachement que j’ai pu éprouver pour Charles, je pense qu’Anna Gavalda a vu un peu grand en lui consacrant presque 640 pages !
Domiane, 36 ans, documentaliste, Lyon
Le dernier roman d’Anna Gavalda est un véritable bonheur de lecture : brillant, drôle, étincelant… six cents pages de finesse narrative, d’intelligence et d’humanité.
C’est une nouvelle épopée, celle de Charles Balanda, architecte vivant à cent à l’heure, toujours entre deux avions, qui apprend un jour la disparition d’Anouk, une femme qu’il a connue enfant et qu’il n’a jamais cessé de trouver formidable.
Cet homme entreprend alors un long travail de deuil, durant lequel il se penche sur son passé, retrouve le chemin de son enfance, peuplée de souvenirs tous plus poignants les uns que les autres. Charles essaie de se réapproprier son existence qu’il a malencontreusement laissé filer entre ses doigts, réalisant enfin ce qu’Anouk voulait dire quand elle s’écriait que l’important « c’est de n’être ni mort ni malade » et que le bonheur « c’est ici et maintenant ».
Dans « La Consolante », on retrouve intacte la magie du verbe d’Anna Gavalda. Les scènes émouvantes ou cocasses se succèdent autour de nombreux personnages attachants, des « cabossés de la vie » qui se raccrochent au peu de tendresse qu’ils trouvent dans ce monde factice et égoïste. On pleure et on rit avec les héros sans que l’histoire ne sombre dans le mélo. On apprécie les dialogues savoureux qui nous happent et grâce auxquels on entre dans l’existence fragile et en construction des héros qui accomplissent leur destin. La belle Kate, qui séduit Charles par son authenticité et sa générosité, représente la « face lumineuse » d’Anouk et permet au héros de réapprendre à vivre sereinement et à goûter au « carpe diem ». Un magnifique roman qui nous réconcilie avec les plaisirs simples et qui nous recentre sur l’essentiel.


