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Anatomie d'un crime, d'Elisabeth Georges
par Sarah Gandillot avec Marianne Cruciani,Elisabeth Georges est la reine du roman policier. Les lectrices de Femmeactuelle.fr ont lu pour vous en avant-première, "Anatomie d'un crime", son nouvel opus. Emballées ou déçues par ce roman noir et angoissant ? Lisez leurs critiques, vous saurez !
Jacqueline, 42 ans, militaire armée de terre, Paris
Que peut faire un enfant de 12 ans face aux horreurs d’une existence sur laquelle il n’a aucune influence et dont il n’est pas responsable ?
Joël est un jeune garçon de 12 ans, beau métis, gentil et .... meurtrier !
Un père tué......une mère en asile psychiatrique......une tante paumée........ une grand-mère qui s’enfuit.......une grande sœur violée à 10 ans et droguée........un petit frère avec une bouée autour de la taille....
Joël, entouré d’adultes démissionnaires, pouvait-il s’en sortir ? Avait-il la possibilité ? Le droit d’avoir des rêves ? L’espoir de les voir se réaliser un jour ?
Sans enfance, sans modèle, il est entré dans l’âge adulte avec effroi et douleur. Les fondations sont trop fragiles et l’édifice s’effondre.
Son premier tort : être né au mauvais moment, dans la mauvaise famille, au mauvais endroit : une banlieue sordide de Londres ! Le second : S’être arrêter de rêver, de croire à un avenir possible ! Mais avait-il un autre choix ?
La lecture de ce roman m’a plongée au plus profond de mon être, dans les affres de l’existence que je n’avais jamais imaginées. Il a remis en question mes certitudes. Je sais, comme nous tous, que la souffrance morale, physique, psychologique existe. En ouvrant ce livre, elle ne m’a plus lâchée....
C’est un roman d’une logique implacable et douloureuse qui fait ressurgir nos doutes, nos démons. Pourtant la bonté, l’amour, l’entraide surgissent parfois au détour de personnages tels des fantômes immédiatement absorbés, oubliés et remplacés par une tragédie quotidienne qui se joue, se nourrit et s’amplifie. Et nous l’observons. Responsables ?
La misère humaine, on préfère l’ignorer, on n’ose pas la regarder en face. Dans Anatomie d’un crime ou encore « Comment devenir un meurtrier malgré soi », cette misère vous oblige à la regarder en face, à l’affronter. Elle vous prend à la gorge, vous torture, vous tient en haleine, vous malmène pour vous emmener au bord du malaise, du précipice. Cette misère y est analysée, disséquée comme un médecin légiste procède à une autopsie. Autopsie d’un crime ? Autre titre ? Et là, vous comprenez, vous acceptez. La fatalité ? On veut que cela s’arrête mais on veut savoir jusqu’où cet engrenage infernal va mener, à quel moment va se produire l’explosion inévitable, le moment où nul ne peut plus revenir en arrière, la fin ou plutôt le début de la fin......Cette longue, lancinante, mortelle marche pendant laquelle on voudrait pouvoir s’arrêter. On sait que cela va nous mener au désastre, à l’anéantissement mais on continue à marcher, à marcher.....Pourquoi ?
Destin malheureux ? Victoire du côté obscur ? Ce roman ne se résume pas à un destin ou à plusieurs ; il est le reflet du miroir aux alouettes de nos sociétés dites « civilisées » ! Ce quartier, dans lequel vit Joël, pourrait être celui d’une banlieue sordide à quelques kilomètres de l’une de nos « belles et grandes villes modernes ».
A la dernière ligne de ce magnifique roman contemporain et universel, une seule, unique question : A la place de Joël, serais-je devenue comme lui ? Sans espoir ? Sans rêves ? Sans avenir ? Un tueur ? ....... A ce jour, je n’ai pas encore trouvée de réponse satisfaisante. Aidez moi, lisez ce roman et reparlons-en !
Elizabeth George réussit ici un tour de maître : nous bousculer dans nos convictions et nos certitudes d’adultes bien pensants !
Monique, 49 ans, mère au foyer, Muret (31)
Le livre en question était : "Anatomie d' un crime", d' Elisabeth George. J' ai commencé ma lecture avec beaucoup d' excitation, j' ai fini dans la déprime.. Où est passé le suspense, où sont passés les fameux enquêteurs que l' on apprécie, leur intelligence, leur caractère, et leur présence so british que l' on a appris à aimer livre après livre? Il n' a pas suffi à l' auteur de faire mourir Helen Lynley, ange dans un monde de brutes, dans son précédent roman: elle nous livre dans celui- ci, de surcroît, les dessous de ce crime gratuit, après une montée de délinquance, de violence, d' impuissance et d' injustice durant 500 pages qui nous laissent un goût amer.
A-t- elle signé le dernier livre de cette série? On peut l' imaginer, mais de toute façon il faut que cela s' arrête...
Catherine, 51 ans, en formation, Noisy le Sec (93)
Descente aux enfers
Dès les premières pages, l'atmosphère de ce livre est donné; angoisse, .
Elisabeth George ne donne aucun espoir au lecteur, on sait depuis le début que le drame couve et qu'aucun adultes ne pourra sauver les enfants Campbell.
On s'accroche à cette histoire parce qu'elle est de notre temps et qu'elle pourrait se passer dans n'importe quelle grande ville.
Le rythme soutenue amène le lecteur a vouloir connaitre le dénouement.
Le style de l'écriture est rapide et incisif.
Ici, le superflue n'existe pas, tout va très vite, il n'y aura pas de retour en arrière.
L'auteur et le lecteur savent tous deux que les destins sont déjà celés depuis le début du livre.
Chrystel, 33 ans, assistante commerciale, Rhône-Alpes
J'ai découvert un très bon auteur qui m'a donné envie de découvrir ses précédents écrits. Dès la lecture du premier chapitre on a tout de suite envie de lire les suivants jusqu'au dernier. Avec ce livre, on rentre de plein fouet dans l'univers glauque et sans concession des milieux voyous.


