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Critique des Pantoufles du samouraï
par Sarah Gandillot,
"Depuis une bonne quarantaine d'années, il n'a plus écrit une ligne. Même pas pour les vœux de nouvel an. Il ne connaît plus personne. Il est seul dans la ville. Il a 84 ans. Et si ce matin-là il reprend la plume, c'est qu'il a une sacrée bonne raison..." Voilà un pitch qui met l'eau à la bouche. Qu'ont pensé nos lectrices des " Pantoufles du samouraï ", de Patrick Cauvin ?
Monica, 58 ans, orthophoniste, Menton
Tout l'art de Patrick Cauvin est de m'avoir fait suivre le chemin de vie d'un vieux garçon maniaque de quatre-vingt-quatre ans sans aucune lassitude mais avec plaisir et délectation alors que ce personnage est misanthrope, pessimiste, solitaire et peu tourné vers le monde. J'ai avancé avec lui souvent le sourire aux lèvres devant tant d'humour discret. Puis, l'intrigue, savamment distillée par l'auteur, m'a prise et je n'ai pu lâcher le livre qu'à la dernière page ! Chronique d'une petite vie tranquille ... si tranquille ? Pas si sûr ! Et si ce vieux Julien avait eu accès à un autre monde ?. L'écriture est rapide et certains passages par leur qualité littéraire, sont dignes des dictées d'autrefois.
Véronique, 30 ans, agent EDF, Hyeres (83)
Patrick Cauvin nous offre avec « Les Pantoufles du Samouraï » un bon divertissement. Julien Pétrard nous livre ses tribulations de vieil homme seul à travers son mémoire. On découvre toutes les facettes de l’existence d’un vieil homme et de ses divagations. Cauvin décrit la vie du quadragénaire avec ses aléas : se rendre au centre commercial, faire ses courses tous les jours... Tout bascule, lorsque le quotidien de Julien change au détour d’une rue et d’une rencontre. Le contre la montre est lancé : combien restera-t-il de paquets de cigarettes à acheter, de lettres à recevoir avant le jour fatidique. C’est un livre qui se lit vite, plein d’humour. J’ai aimé le côté très réaliste de la vieillesse face au monde moderne : tout devient compliqué quand le corps ne répond plus aussi bien qu’avant. Par contre, il ne faut rien lâcher, car le roman part dans tout les sens : on passe du coq à l’âne. On est dans la tête de Julien Pétrard qui, même s’il a été professeur, n’est pas écrivain. Patrick Cauvin s’est amusé en mettant en scène ce apprenti écrivain et pour lecteur, c’est parfois déroutant.
Nathalie, 37 ans, enseignante, Provin
Si je devais comparer ce roman à un menu gastronomique, je dirais que l’entrée est très prometteuse et nous chatouille gentiment les papilles : chaque mot est pesé et pensé, le ton est tour à tour drôle ou ironique, l’écriture de Patrick Cauvin nous ouvre l’appétit et nous invite à poursuivre le repas. Mais le plat principal déçoit : le thème a priori génial du livre n’est pas assez exploité, l’histoire en elle-même n’existe pas ou se perd dans le nappage des mots. Au final, au dessert on a le sentiment d’être resté sur notre faim.
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